FT-CI

SOIRÉE-CONCERT INTERNATIONALISTE

Daniela Cobet. « Il s’agit de construire un parti mondial capable d’attirer tous ces travailleurs qui se battent contre l’austérité, le racisme et la répression »

16/12/2015

Daniela Cobet. « Il s’agit de construire un parti mondial capable d’attirer tous ces travailleurs qui se battent contre l’austérité, le racisme et la répression »

Lors de la soirée internationaliste du 5 décembre, des représentants des trois courants organisateurs de la conférence européenne dont cette soirée a été le prolongement ont pris la parole. Nous reproduisons ici, le discours de Daniela Cobet du Courant Communiste Révolutionnaire (CCR) du NPA, qui a clôturé la soirée.

Bonsoir à toutes et à tous les camarades qui sont là. Je voudrais tout d’abord dire, au nom de l’ensemble des camarades du CCR et de Révolution Permanente, que nous sommes très contents d’être là ce soir et d’être aussi nombreux. En plus dans un contexte où cette soirée est l’achèvement de la première journée de notre conférence internationale, où nous avons débattu pendant des heures et des heures de toute une série de sujets qui vont nous aider à nous armer à affronter les défis qui sont devant nous.

Je voudrais dire aussi qu’on voit bien que si cette soirée est aussi pleine de monde, c’est parce qu’elle répond à un besoin fondamental, celui de célébrer aujourd’hui, face à la xénophobie, face aux amalgames racistes, face aux illusions d’un plan B dans le cadre du système capitaliste, face à l’état d’urgence de Hollande, de célébrer l’internationalisme, de célébrer cette langue commune qui nous unit, qui est celle de la lutte pour la révolution socialiste internationale.

Mais cette soirée est aussi marquée par des événements, profondément tristes, qui se sont passés il n’y pas très longtemps, les attentats odieux qui ont eu lieu à Paris et qui ont tués des dizaines de personnes, dont plusieurs amis de gens qui sont peut-être ici, des familiers ; tout le monde à Paris connait quelqu’un qui au moins connait quelqu’un qui est mort dans ces attentats-là. Daech est un ennemi des travailleurs à l’échelle du monde entier. C’est un ennemi des travailleurs d’abord et avant tout car c’est une des expressions de la contre-révolution qui essaye d’enterrer définitivement le printemps arabe, c’est-à-dire le premier processus révolutionnaire du 21e siècle. Et c’est aussi un ennemi parce que ce sont les attentats de Daech qui donnent, aujourd’hui, le prétexte à la bourgeoisie française et à son État pour déclencher une offensive réactionnaire aussi bien sur le plan intérieur, avec le tout sécuritaire de l’état d’urgence, que sur le plan extérieur, par la politique va-t-en-guerre du gouvernement Hollande.

Donc notre gouvernement essaye de nous expliquer que toutes les mesures qu’il prend en ce moment visent à combattre le terrorisme et à nous protéger. Et donc nous voulons dire face à ça que nous ne sommes pas dupes. Nous ne pensons pas que l’impérialisme soit capable de combattre le terrorisme, tout simplement parce que l’impérialisme en a été une des causes. Comme l’expliquait Marco Ferrando tout à l’heure, Daech est né en grande partie dans les prisons de l’impérialisme américain en Irak à partir de l’intervention impérialiste en 2003, et ça nous ne l’oublions pas.

Et nous ne sommes pas dupes non plus, parce que nous savons très bien que notre ennemi, il est ici, il n’est pas chez les étrangers, chez les migrants, il est d’abord et avant tout, chez ceux qui mènent tous les jours contre nous une guerre sociale. Et cette guerre sociale là, c’est la guerre des attaques contre l’emploi qui multiplient le nombre de licenciements et le chômage partout en Europe. Et cette guerre-là, le gouvernement voudrait nous dire qu’il faudrait que nous l’arrêtions, c’est-à-dire qu’il faudrait imposer une trêve sociale, au nom de la mémoire des victimes. C’est comme ça qu’il a exercé une énorme pression pour briser des luttes qui commençaient à se mettre en place, qui exprimaient une grande colère ouvrière comme celle d’Air France et celle des camarades hospitaliers de l’APHP dont quelques-uns sont ici et auxquels je voudrais rendre hommage.

Et en même temps, on voit que cette soirée est très bien mais qu’elle ne suffira pas et que le combat qui est le nôtre, le combat pour abattre nos ennemis dans chacun de nos pays, dans chacun de nos impérialismes, et pour créer cette grande fraternité des travailleurs du monde entier, c’est un combat qui dépend des révolutionnaires et des internationalistes. Et nous savons très bien, pour répondre y compris aux interventions qui ont été faites avant moi, ici sur cette scène, que cette tâche-là, de construire un véritable parti mondial de la révolution, capable de mener à bien ce combat, il n’y a aucune des organisations révolutionnaires, telles qu’elles existent aujourd’hui, qui est capable de la mener. Et ce n’est même pas la somme de ceux qui sont déjà révolutionnaires aujourd’hui. Il s’agira précisément de construire un parti mondial qui soit capable d’attirer vers ses rangs tous ces travailleurs qui aujourd’hui se battent contre les mesures d’austérité contre le racisme et contre la répression.

C’est en ce sens que nous sommes très fiers de chacun des combats que nous avons pu mener à côté de camarades qui viennent d’autres traditions et d’autres courants que le nôtre, à commencer par l’expérience de la plateforme 3 dans le congrès du NPA que nous avons mené avec les camarades d’Anticapitalisme&Revolution qui sont intervenus ici aujourd’hui. C’est pour cela aussi qu’en tant qu’organisation internationale, nous avons lancé un appel à toutes les organisations qui revendiquent l’indépendance de classe, le programme révolutionnaire, et qui essayent de tirer les leçons politico-stratégiques de chacun des événements de la lutte de classe que l’on est en train de traverser, pour avancer vers la construction d’une grande internationale, celle de la révolution socialiste.

C’est en grande partie pour cela que nous avons invité des camarades qui appartiennent à d’autres courants à venir ici ce soir et que nous espérons que ce serait un premier pas pour avancer dans des discussions à l’échelle internationale qui aillent dans ce sens. Et après, juste pour finir, parce qu’après on pourra se consacrer à la soirée, je voudrais qu’on termine cette soirée ici, en chantant ce chant qui est le chant des travailleurs du monde entier, l’internationale.

Notes liées

No hay comentarios a esta nota

Journaux

  • EDITORIAL

    PTS (Argentina)

  • Actualidad Nacional

    MTS (México)

  • EDITORIAL

    LTS (Venezuela)

  • DOSSIER : Leur démocratie et la nôtre

    CCR NPA (Francia)

  • ContraCorriente Nro42 Suplemento Especial

    Clase contra Clase (Estado Español)

  • Movimento Operário

    MRT (Brasil)

  • LOR-CI (Bolivia) Bolivia Liga Obrera Revolucionaria - Cuarta Internacional Palabra Obrera Abril-Mayo Año 2014 

Ante la entrega de nuestros sindicatos al gobierno

1° de Mayo

Reagrupar y defender la independencia política de los trabajadores Abril-Mayo de 2014 Por derecha y por izquierda

La proimperialista Ley Minera del MAS en la picota

    LOR-CI (Bolivia)

  • PTR (Chile) chile Partido de Trabajadores Revolucionarios Clase contra Clase 

En las recientes elecciones presidenciales, Bachelet alcanzó el 47% de los votos, y Matthei el 25%: deberán pasar a segunda vuelta. La participación electoral fue de solo el 50%. La votación de Bachelet, representa apenas el 22% del total de votantes. 

¿Pero se podrá avanzar en las reformas (cosméticas) anunciadas en su programa? Y en caso de poder hacerlo, ¿serán tales como se esperan en “la calle”? Editorial El Gobierno, el Parlamento y la calle

    PTR (Chile)

  • RIO (Alemania) RIO (Alemania) Revolutionäre Internationalistische Organisation Klasse gegen Klasse 

Nieder mit der EU des Kapitals!

Die Europäische Union präsentiert sich als Vereinigung Europas. Doch diese imperialistische Allianz hilft dem deutschen Kapital, andere Teile Europas und der Welt zu unterwerfen. MarxistInnen kämpfen für die Vereinigten Sozialistischen Staaten von Europa! 

Widerstand im Spanischen Staat 

Am 15. Mai 2011 begannen Jugendliche im Spanischen Staat, öffentliche Plätze zu besetzen. Drei Jahre später, am 22. März 2014, demonstrierten Hunderttausende in Madrid. Was hat sich in diesen drei Jahren verändert? Editorial Nieder mit der EU des Kapitals!

    RIO (Alemania)

  • Liga de la Revolución Socialista (LRS - Costa Rica) Costa Rica LRS En Clave Revolucionaria Noviembre Año 2013 N° 25 

Los cuatro años de gobierno de Laura Chinchilla han estado marcados por la retórica “nacionalista” en relación a Nicaragua: en la primera parte de su mandato prácticamente todo su “plan de gobierno” se centró en la “defensa” de la llamada Isla Calero, para posteriormente, en la etapa final de su administración, centrar su discurso en la “defensa” del conjunto de la provincia de Guanacaste que reclama el gobierno de Daniel Ortega como propia. Solo los abundantes escándalos de corrupción, relacionados con la Autopista San José-Caldera, los casos de ministros que no pagaban impuestos, así como el robo a mansalva durante los trabajos de construcción de la Trocha Fronteriza 1856 le pusieron límite a la retórica del equipo de gobierno, que claramente apostó a rivalizar con el vecino país del norte para encubrir sus negocios al amparo del Estado. martes, 19 de noviembre de 2013 Chovinismo y militarismo en Costa Rica bajo el paraguas del conflicto fronterizo con Nicaragua

    Liga de la Revolución Socialista (LRS - Costa Rica)

  • Grupo de la FT-CI (Uruguay) Uruguay Grupo de la FT-CI Estrategia Revolucionaria 

El año que termina estuvo signado por la mayor conflictividad laboral en más de 15 años. Si bien finalmente la mayoría de los grupos en la negociación salarial parecen llegar a un acuerdo (aún falta cerrar metalúrgicos y otros menos importantes), los mismos son un buen final para el gobierno, ya que, gracias a sus maniobras (y las de la burocracia sindical) pudieron encausar la discusión dentro de los marcos del tope salarial estipulado por el Poder Ejecutivo, utilizando la movilización controlada en los marcos salariales como factor de presión ante las patronales más duras que pujaban por el “0%” de aumento. Entre la lucha de clases, la represión, y las discusiones de los de arriba Construyamos una alternativa revolucionaria para los trabajadores y la juventud

    Grupo de la FT-CI (Uruguay)