FT-CI

Interview de Vincent Duse, ouvrier de l’automobile, tête de liste NPA ã Mulhouse

« Les travailleurs ne pourront pas se tirer d’affaire sans renverser le pouvoir de la bourgeoisie »

22/05/2012

Propos recueillis par Marc Barois et Paul Tanguy

Interview de Vincent Duse, ouvrier de production chez PSA ã Mulhouse, candidat pour le NPA sur la cinquième circonscription du Haut-Rhin.

Vincent, tu te présentes comme candidat du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) sur la cinquième circonscription du Haut-Rhin. Le Haut-Rhin, c’est un département où Sarkozy est arrivé en tête du second tour de la présidentielle, avec 63,33%, et où Le Pen a fait un score inquiétant le 22 avril, avec prés de 24%. Alors même si Mulhouse, qui est un bastion ouvrier, où tu te présentes, est un cas un peu ã part, c’est un pari qui n’est pas facile ã relever…

C’est bien pour ça qu’il faut le relever. Je crois qu’une candidature de la gauche révolutionnaire, car c’est comme ça qu’il faut l’appeler, ça sert justement ã relever des défis. Et ça va au-delà de l’élection en tant que telle. Pendant cette campagne, avec l’ensemble des camarades du parti de Mulhouse et du département, on compte bien se faire les porte-parole de notre classe, dénoncer les attaques et les mauvais coups que le patronat prépare, dans l’automobile, les sous-traitants, mais pas seulement. On espère donner une tonalité différente ã cette campagne, face aux candidats de la bourgeoisie, face aux candidats de la gauche institutionnelle, et dire que les travailleurs, que la population en général, c’est uniquement sur ses mobilisations qu’elle pourra compter pour résister au rouleau compresseur des attaques du patronat, mais également du futur gouvernement de gauche, puisqu’a priori ce sera un gouvernement de gauche qui sortira de ces élections. Et puis l’autre volet, c’est précisément de dire haut et fort que le FN, c’est le pire ennemi des travailleurs, même si Marine Le Pen fait de la démagogie, et veut séduire le vote ouvrier. Il faut que la gauche révolutionnaire démontre dans cette campagne qu’il y aura bien une opposition au gouvernement social-libéral de Hollande, et que cette opposition, il faut la construire dans notre classe, tous et toutes ensemble.

Tu te présentes contre d’autres candidats qui sont tous, ou presque tous, des politiques de profession. Tu ne te sens pas un peu tout seul ?

Moi je crois qu’on ne peut pas mieux défendre ceux qui travaillent, ou ceux qui cherchent un emploi, ou les anciens, qui ont été usés à la chaine, ou dans les mines, pour ce qui est de la région, que si on est soit même un travailleur, si on connaît pas, comme les collègues de boulot, la galère des fins de mois qui sont trop justes, les voisins ã qui il faut donner un coup de main, etc.

C’est les travailleurs qui sont les plus ã même de se présenter. C’est uniquement de cette façon qu’un projet de société radicalement différente peut prendre corps. Et puis pour ce qui est des compétences, on les a. C’est nous qui faisons tourner les usines. C’est nous qui faisons tourner les bureaux, les écoles. Pourquoi est-ce qu’on ne pourrait pas diriger le pays ? Pour ce qui est de la politique, on a une conception radicalement différente de la politique. La politique, pour nous, ce n’est pas d’être payé pour en faire. Ça veut dire militer dans notre camp social, organiser les travailleurs, la jeunesse, porter un projet collectif, qui est le seul projet qui puisse nous faire sortir de cette crise et la faire payer aux vrais responsables, aux patrons et à leurs hommes politiques, précisément.

Il y a ceux qui disent aussi qu’un résultat important pour les listes « ã gauche de la gauche », en l’occurrence pour le Front de Gauche de Mélenchon, pourrait changer la donne, ou faire pencher la balance.

Alors ça c’est vraiment le plus gros mensonge que j’ai jamais entendu. Tu penses vraiment, si on prend par exemple la revendication des 1.700 euros de salaire minimum, tu penses vraiment que ça, ça s’obtiendra juste en glissant un bulletin dans l’urne, et pas en se bagarrant ? C’est ça le problème de Mélenchon. Mélenchon, il menotte et il bâillonne la classe ouvrière en nous disant « votez pour moi, et tout ira mieux, ou alors un peu moins mal ».

Et puis il y a un autre problème avec le FdG et le discours de Mélenchon, c’est le côté « patriote », le côté « mêler le drapeau rouge avec le drapeau tricolore ». Depuis quand les travailleurs sont patriotes ? Dans les taules, dans les entreprises, on est tous des étrangers face au patron. Il y a deux camps. Celui des exploiteurs, et celui des exploités. C’est vrai qu’il y a aussi une troisième catégorie, ceux qui collaborent, mais ça c’est encore une autre histoire… En tout cas, et c’est aussi un message qu’on veut faire passer, la classe ouvrière, elle, n’a pas de patrie, ni de drapeau, si ce n’est le drapeau rouge.

Tu te présentes pour donner de la voix aux travailleurs, mais pourtant il y a un certain nombre de tes collègues d’atelier qui ne pourront pas voter pour toi, parce qu’ils sont tunisiens, turcs ou marocains, et qu’ils n’ont pas le droite de vote.

Ça aussi c’est scandaleux. Tu sais, en Alsace, les travailleurs sont tous étrangers dans un sens. D’abord il y a eu les Italiens et les Polonais. Mon père par exemple, il était mineur de fond, dans les mines de potasse, il était italien. Et puis après il y a eu d’autres vagues d’immigration. Les Yougoslaves, ceux du Maghreb, ... Dans mon atelier, j’ai des camarades turcs, des camarades kurdes. Et quand il faut se battre, on se bat tous ensemble.

Le fait que des travailleurs travaillent ici, vivent ici, paient leurs impôts ici, cotisent ici, ont des gosses ici, et, quand ils ont la chance d’avoir des papiers, un titre de séjour, malgré ça, ils ne peuvent pas voter, c’est parfaitement anti-démocratique. Tous les travailleurs devraient pouvoir voter, ã toutes les élections, ã tous les niveaux, et être éligibles. Ça aussi on veut le dire dans ces élections ; on veut dire haut et fort que notre classe, elle ne s’arrête pas aux frontières de l’Hexagone.

En parlant de frontière, ã quelques kilomètres de ton usine, du côté allemand, la presse a fait ses gros titres sur les augmentations de salaires spectaculaires auxquels ont eu droit les travailleurs de l’automobile. Il paraît que c’est ça aussi, les vertus du « modèle allemand ».

Pour ce qui est du modèle allemand, qu’on nous revend comme « le super modèle », il faudrait dire deux ou trois choses. D’abord, pour ce qui est des primes, elles ne concernent qu’une partie des travailleurs de l’automobile. Sur certaines chaînes de montage, tu as des travailleurs qui ont plusieurs types de contrats, et tu en as qui ont touché cette prime, et d’autres qui non seulement ne l’ont pas touchée, mais qui en plus touchent une moitié de salaire parce qu’ils ont été embauchés avec un autre type de contrat. C’est ça le modèle allemand. C’est l’éclatement des conventions collectives. Et ça, les lois Hartz IV, et c’est les socialistes allemands qui l’ont fait. En Allemagne pour toucher des allocations chômage, il faut démontrer que tu n’as aucun bien quasiment, et dans certains cas accepter de bosser pour un euro de l’heure.

Le problème, en plus, c’est qu’il n’y a pas que les patrons qui font l’éloge du modèle allemand en France. Il y a aussi des syndicats qui sont plutôt enthousiastes, et qui ont participé ã une saloperie qui s’appelle les « accords compétivité-emploi ». Il parait que ça devrait nous faire nous permettre de rejoindre le fameux modèle allemand. Et quand tu le vois de plus prés, comme je viens de le dire, ça fait froid dans le dos. Les « accords compétivité-emploi », ça permettrait aux patrons d’augmenter les salaires soi-disant, mais surtout de les baisser, dès qu’ils diront que le carnet de commande est vide. Ces accords, ce serait la mise ã mort du Code du Travail, mais aussi de toutes les luttes ouvrières, de tous les combats qui nous ont permis d’arracher nos acquis. Ça voudrait dire aussi en finir presque complètement avec toute référence à la durée légale du travail, et une augmentation de la précarité. Ce serait la fin des conventions collectives, avec des accords ã négocier non plus branche par branche (avec par exemple la métallurgie, le commerce, etc.), mais par groupe ou directement dans chaque entreprise, boite par boite. Et c’est ça que veulent les patrons. Tout faire pour qu’on ne puisse plus peser ensemble, désunifier les travailleurs. Et ça ce n’est pas acceptable. On ne peut pas laisser passer ça. C’est un peu comme la question de la réforme de l’article 18 du Statut des travailleurs sur les licenciements en Italie. C’est une attaque majeure contre le salariat. Et encore une fois, il ne faut pas la laisser passer.

Tu parlais de précarité, mais pourtant, la précarité elle existe déjà . Et le secteur de l’automobile est assez représentatif de cette question, non ?

Je crois, et je ne suis pas le seul à le dire, que la précarité aujourd’hui, il faudrait la mettre hors-la-loi. La précarité ça ne touche pas que les jeunes, ça touche aussi les moins jeunes. Ça sert de matelas pour le patronat. C’est comme ça qu’ils les appellent, ã Peugeot, les précaires et les intérimaires, « le matelas ». Quand ton carnet de commande est plein, tu les embauches. Quand les commandes baissent, tu les vides. A Mulhouse, sur l’usine, c’est 600 intérimaires qui ont été « remerciés » ces derniers mois. C’est scandaleux, surtout quand tu sais comment est la situation de l’emploi dans la région. Et je ne te parle même pas des répercussions chez les sous-traitants, parce que là aussi c’est la valse des intérimaires.

Et pourtant il y aurait les moyens d’embaucher largement, et surtout de permettre aux anciens de partir, avec une retraite ã taux plein, ã 55 ans. Ce ne serait que justice. Travailler dans les ateliers ã PSA jusqu’à 62 ans, ça s’appelle de l’assassinat organisé. C’est ça ce que fait le patronat aujourd’hui. Et pourtant, ce qu’il faudrait, quand on considère le chômage d’un côté, et de l’autre l’augmentation de la charge de travail (Mulhouse par exemple, on fait des samedis obligatoires parfois, et puis après la direction nous met au chômage technique), ce qu’il faudrait donc, ce serait baisser massivement les heures de travail, sans réduction de salaire et embaucher et titulariser tous les précaires et les intérimaires, les faire passer en CDI. C’est comme ça que l’on résoudra le problème du chômage. C’est ça le programme de la gauche révolutionnaire. Et pour le faire appliquer, il faudra qu’on se batte.

Tu parles de bagarres ã mener, mais actuellement, il y en a une, et de poids, qui est menée par les ouvriers de PSA Aulnay, en Seine-Saint-Denis, dont l’usine est menacée de fermeture. Qu’est-ce que tu en penses ?

La question d’Aulnay, ça dépasse la campagne et c’est un sujet de conversation ici aussi, dans les ateliers. La fermeture d’Aulnay, ce serait un coup très dur pour Sochaux, pour Poissy, pour Mulhouse, pour toutes les usines du groupe. La fermeture d’Aulnay (ou des sites de SevelNord, prés de Valenciennes, ou de Madrid, qui sont aussi visés) ça voudra dire automatiquement une surcharge de boulot sur les autres usines. Or on sait très bien aujourd’hui qu’avec tous les profits qu’a dégagés le groupe, il y aurait de l’argent pour maintenir l’activité, ou en tout cas maintenir tous les sites, embaucher les intérimaires et répartir le travail entre toutes les usines.

L’automobile ne doit pas devenir la nouvelle « sidérurgie », quand on a vu tous les hauts fourneaux fermer les uns après les autres, avec le massacre des emplois. Ici, dans la région, j’ai vu ce que ça a donné la fermeture des mines. C’était terrible de voir les gars remonter des puits pour la dernière fois et savoir qu’après, qu’ils n’allaient plus rebosser. Et les mines, c’était dur. Mais ce n’est pas une question de choix. Ce n’est pas non plus une question de maintenir telle ou telle branche de l’industrie ou des services dans telle ou telle région de France, parce qu’il faudrait s’opposer aux soi-disant délocalisations (et donc du coup s’opposer aux travailleurs d’autres pays, en les voyant comme une menace, et pas comme des alliés potentiels, et même nécessaires, contre les patrons, qui sont les mêmes, notamment ceux des multinationales françaises). La question centrale, c’est de maintenir l’activité. On ne choisi pas là où on bosse. Moi, ce n’est pas que j’adore faire des bagnoles. Mais nous autres les travailleurs, dans cette société-là , on n’a que notre force de travail ã vendre. C’est pour ça qu’il faut qu’on la défende, pied-à-pied. Et c’est aussi la condition pour être capable de renverser ce système, et penser une autre société, sans exploitation, sans saccage écologique, débarrassée de l’oppression, du racisme et de la misère.

Le cas d’Aulnay, ce n’est pas un cas isolé. Ce n’est pas un problème seulement de l’automobile. On sait que les patrons ont sous le coude une liste de boites et de sites ã fermer ou ã « dégraisser », comme ils disent, et qu’ils attendent que les élections soient passées pour l’officialiser. C’est pour cela qu’il faudrait construire dans chaque boite des comités de résistance, ou des coordinations, ou des collectifs, pour s’opposer, à l’échelle d’un groupe, d’une branche, voire même de toutes les boites les plus combatives, ã ce que nous prépare le Medef. Eux, les patrons, de leur côté, ils sont coordonnés. Ce serait le meilleur moyen pour préparer les luttes qu’il faudra qu’on mène et les faire converger.

D’un autre côté, il y a aussi ceux qui disent, dans les organisations syndicales, ou à la « gauche de la gauche », qu’il faudra laisser Hollande gouverner, qu’il faudra lui laisser du temps de se retourner…

C’est sûr que si on pense qu’il faut donner du temps ã Hollande pour qu’il puisse annoncer les plans d’austérité qu’il va vouloir appliquer, c’est une chose ! Les organisations syndicales, elles devraient justement faire le contraire, préparer les luttes et la résistance ã venir, alerter les salariés de ce qui se prépare, faire campagne pour faire face aux futures attaques des patrons et du gouvernement.

Il y a pas mal de travailleurs, pas mal de jeunes, et on en parlait, dans les ateliers, ã Peugeot Mulhouse, qui ont mis un bulletin de vote Hollande dans les urnes pour se débarrasser de Sarkozy. On peut les comprendre. Ils voulaient en finir avec cinq ans, ou plutôt dix ans de pouvoir de ce type qui a voulu nous laminer. Mais je crois que si l’objectif, c’est virer le sarkozysme, alors là il ne faut laisser aucun répit au gouvernement Hollande, parce que le PS au pouvoir, c’est un autre visage de l’austérité. Pour virer toutes les lois anti-ouvrières et anti-immigrées que Sarkozy a pris ces cinq dernières années, pour virer toutes ces contre-réformes qu’on a fait voter, on ne pourra pas compter sur Hollande et son gouvernement, avec ou sans participation des écolos, des « communistes » du PCF, ou de Mélenchon. On a vu ce qu’a fait la gauche plurielle au gouvernement avec Jospin, Mélenchon, Voynet et Buffet entre 1997 et 2002. Ils ont privatisé, flexibilisé et précarisé.

Ce que dit le NPA, c’est qu’il ne faut rien là¢cher, qu’il faut s’organiser, qu’il faut se préparer. Je pense qu’on ne pourra pas s’en sortir, de cette crise, sans des luttes collectives et même plus, sans remettre en cause le pouvoir de ceux qui nous ont mis dans le pétrin. Les travailleurs ne pourront pas se tirer d’affaire sans renverser le pouvoir de la bourgeoisie Et pour le reste, comme je te disais, l’économie, c’est nous qui la faisons tourner. Alors c’est plus que légitime que ce soit ã nous de la diriger, collectivement, et démocratiquement, et que tout le pouvoir soit aux travailleurs.

13/05/12

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