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	<title> Fracci&#243;n Trotskista Cuarta Internacional </title>
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		<title>Retour sur les mensonges et les mauvais coups des socialistes&#8230; et les luttes dans l'Education</title>
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		<dc:date>2013-03-18T12:54:56Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Courant Communiste R&#233;volutionnaire - Plateforme Z dans le NPA , Rosa Lise</dc:creator>


		<dc:subject>Europa</dc:subject>
		<dc:subject>Pol&#237;tica</dc:subject>
		<dc:subject>An&#225;lisis</dc:subject>
		<dc:subject>Francia</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;L'Education nationale devait &#234;tre une priorit&#233; pour le quinquennat Hollande, comme cela avait &#233;t&#233; rab&#226;ch&#233; au cours de la campagne pr&#233;sidentielle. Aujourd'hui, le constat est tout autre.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.ft-ci.org/Politica" rel="tag"&gt;Pol&#237;tica&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ft-ci.org/Analisis" rel="tag"&gt;An&#225;lisis&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.ft-ci.org/Francia-115" rel="tag"&gt;Francia&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_3412 spip_documents'&gt;
&lt;img src='https://www.ft-ci.org/local/cache-vignettes/L500xH281/arton422-caa1e.jpg?1702638711' width='500' height='281' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Par Rosa Lise&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Education nationale devait &#234;tre une priorit&#233; pour le quinquennat Hollande, comme cela avait &#233;t&#233; rab&#226;ch&#233; au cours de la campagne pr&#233;sidentielle. Aujourd'hui, le constat est tout autre. Le gouvernement ne cesse de mettre en &#339;uvre une politique de d&#233;mant&#232;lement du syst&#232;me scolaire en s'inscrivant dans la continuit&#233; des politiques men&#233;es par Nicolas Sarkozy et Luc Chatel aussi bien au niveau du primaire, du secondaire que du sup&#233;rieur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, le monde enseignant, refusant une nouvelle d&#233;gradation du service public d'&#233;ducation nationale, est descendu de fa&#231;on assez inattendue dans la rue entre janvier et f&#233;vrier, chamboulant les plans des syndicats majoritaires et montrant un r&#233;el m&#233;contentement face &#224; la politique du gouvernement socialiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'Ecole, promesse du gouvernement Hollande ou continuit&#233; de la logique n&#233;olib&#233;rale de Sarkozy/Chatel ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que Hollande donnait une importance particuli&#232;re &#224; l'&#233;ducation lors de la campagne pr&#233;sidentielle, aujourd'hui le gouvernement m&#232;ne lui-m&#234;me les attaques contre l'Education nationale fortement dommageables pour le syst&#232;me scolaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le primaire, Peillon a fait conna&#238;tre une batterie de projets (d&#233;crets et projets de loi) modifiant l'organisation actuelle des &#233;coles. Il pr&#233;voit une demi-journ&#233;e d'&#233;cole suppl&#233;mentaire le mercredi matin et r&#233;duirait les journ&#233;es d'&#233;cole les autres jours. Les enfants ne sortiront pas plus t&#244;t mais auront des activit&#233;s p&#233;riscolaires, culturelles ou sportives, organis&#233;es par les communes, apr&#232;s les heures de cours. Cette restructuration du syst&#232;me scolaire vise, en r&#233;alit&#233;, au transfert accru des responsabilit&#233;s de l'enseignement, hier encore, assum&#233; par l'Etat, vers les collectivit&#233;s locales. Il s'agit ainsi d'une remise en cause du cadre national de l'enseignement public. De m&#234;me, il n'est en rien une am&#233;lioration des conditions de travail des &#233;l&#232;ves. En r&#233;alit&#233; les journ&#233;es d'&#233;coles seront toujours aussi lourdes avec une pause plus longue le midi et des activit&#233;s p&#233;riscolaires l'apr&#232;s-midi de 15h30 &#227; 16h30. L'&#233;galit&#233; sera loin d'&#234;tre assur&#233;e partout puisque les mairies n'auront pas toutes les m&#234;mes moyens pour mettre en &#339;uvre les activit&#233;s p&#233;riscolaires. Enfin, cette r&#233;forme alourdira le travail des enseignants et des animateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette r&#233;forme des rythmes scolaires s'ajoute &#227; une succession de mesures de casse de l'Education nationale. Premi&#232;rement, alors que 80.000 postes ont &#233;t&#233; supprim&#233;s au cours des cinq derni&#232;res ann&#233;es, le gouvernement ne propose qu'un plan de maintien de 60.000 postes sur cinq ans qui ne correspond en r&#233;alit&#233; qu'aux d&#233;parts en retraite. Ainsi, les conditions d'enseignement se d&#233;gradent, les classes restent surcharg&#233;es... Deuxi&#232;mement, la loi sur la refondation de l'&#233;cole pr&#244;n&#233;e par Peillon justifie le fonctionnement de l'&#233;cole du socle. Il s'agit de construire une &#233;cole o&#249; tous les jeunes ne sont pas aptes &#227; faire des &#233;tudes longues. Il convient donc de s&#233;lectionner le plus rapidement possible les individus en fonction des besoins de l'&#233;conomie et d'orienter les uns directement vers des m&#233;tiers et les autres vers des formations post-bac afin de former et d'offrir un &#233;ventail de futurs salari&#233;s correspondant le plus possible aux besoin du patronat. Enfin, le maintien de l'autonomie des &#233;tablissements met en concurrence les uns et les autres &#8211; avec des moyens diff&#233;rents au final &#8211; au d&#233;triment de l'&#233;galit&#233; de traitement de tous les &#233;l&#232;ves. Cette proposition vise &#233;galement &#227; &#233;valuer les performances de chaque &#233;tablissement dans le cadre des lois d'&#233;valuation des politiques publiques. La logique d'&#233;valuation participe &#224; la transformation de l'&#233;ducation en marchandise. Ainsi, &#227; cette vision du syst&#232;me scolaire, il en r&#233;sulte une &#233;cole encore plus in&#233;galitaire et des conditions de travail d&#233;grad&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Derri&#232;re cette logique se cache un v&#233;ritable projet de soci&#233;t&#233;. Celui d'avoir une formation scolaire au service des int&#233;r&#234;ts du patronat. Toutes ces r&#233;formes r&#233;pondent &#227; une id&#233;ologie : face aux besoins de la bourgeoisie, les projets &#233;ducatifs se con&#231;oivent comme une fabrique de main d'&#339;uvre. Il s'agit alors d'adapter les &#233;coles davantage aux entreprises et introduire une gestion beaucoup plus manag&#233;riale des &#233;tablissements et des personnels. L'&#233;ducation est alors gouvern&#233;e selon ces principes issus de l'&#233;conomie de march&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le ras-le-bol des enseignants : un d&#233;cret de trop&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement pensait pouvoir passer ces r&#233;formes sans difficult&#233;s en associant les directions syndicales aux n&#233;gociations et non en passant par la force comme l'avaient pu faire Sarkozy et Chatel. Hollande suivait la m&#234;me logique de consultation entreprise dans d'autres secteurs comme celui de la Sant&#233;. Cependant, la pression a mont&#233; dans le monde enseignant. De fa&#231;on assez inattendue, le monde enseignant, pourtant un des secteurs ayant le plus vot&#233; PS aux pr&#233;sidentielles, est descendu dans la rue. La r&#233;forme des rythmes scolaires est v&#233;cue comme la goutte d'eau en trop au regard des attentes que pouvait avoir une des bases &#233;lectorales du PS. En effet, la question des rythmes a cristallis&#233; d'autres revendications, par rapport &#224; la question du point d'indice, de la disparition des RASED, etc. La r&#233;action des enseignants s'est organis&#233;e et les enseignants se sont alors vite mobilis&#233;s massivement contre la d&#233;gradation du syst&#232;me scolaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pression enseignante a oblig&#233; les syndicats &#227; appeler &#224; la mobilisation. Depuis le d&#233;but de l'ann&#233;e, les enseignants se sont mobilis&#233;s &#227; plusieurs reprises : le 17 janvier, puis le mardi 22 janvier, &#227; Paris notamment, avec 90% de gr&#233;vistes. Le 12 f&#233;vrier, les cinq syndicats enseignants ont appel&#233; &#224; la gr&#232;ve. Cette journ&#233;e de mobilisation a enregistr&#233; une participation beaucoup plus importante que pour la gr&#232;ve de la fonction publique du 31 janvier 2013, pour laquelle le minist&#232;re avait annon&#231;ait 18% de gr&#233;vistes. Au niveau national, pour cette journ&#233;e du 12 f&#233;vrier, le minist&#232;re a annonc&#233; un taux de gr&#233;vistes de 37%. L'appel fut tr&#232;s suivi en r&#233;gion parisienne. Pour beaucoup, le mouvement parisien &#233;tait &#171; historique &#187;, avec un taux de gr&#233;vistes de plus de 90% et 56% d'&#233;coles ferm&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les syndicats, une force pour exiger le retrait des textes ou un frein au mouvement ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les syndicats majoritaires (SNUipp et SNES, au sein de la FSU), loin d'&#234;tre un instrument de r&#233;sistance, freinent le mouvement des enseignants qui d&#233;sirent le retrait pur et simple de la r&#233;forme sur les rythmes scolaires. Les syndicats majoritaires proposent, par une concertation, la r&#233;&#233;criture des diff&#233;rents projets de lois. Ainsi, la direction du SNUipp, premier syndicat dans le premier degr&#233;, avait appel&#233; le 12 f&#233;vrier &#227; un report de la r&#233;forme &#224; la rentr&#233;e 2014. Cet appel est significatif des intentions r&#233;elles des directions syndicales de l'Education nationale : loin de revendiquer l'abrogation du d&#233;cret, elles demandent &#227; ce que les conseils d'&#233;coles soient consult&#233;s, les possibilit&#233;s de d&#233;rogations et le report du d&#233;cret. Le mouvement, impuls&#233; par la base, ne peut s'appuyer sur les directions syndicales pour se mobiliser pour l'abrogation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Afin de faire reculer le gouvernement et revenir sur l'ensemble des contre-r&#233;formes qui s'appliquent dans l'Education nationale depuis ces derni&#232;res ann&#233;es, le monde enseignant ne peut compter que sur les mobilisations. Il lui faudra &#233;tendre les m&#233;thodes adopt&#233;es par les enseignants ces derni&#232;res ann&#233;es, en approfondissant les exp&#233;riences d'organisation en assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales de villes ou de d&#233;partement &#224; l'exemple des assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales parisiennes, ou encore en Seine-Saint-Denis ou dans le 92. Les enseignants devront &#233;galement &#233;tendre la mobilisation dans le secondaire et dans le sup&#233;rieur, non exempts des r&#233;formes destructrices de l'enseignement public. Alors que l'enseignement primaire et secondaire se battent contre une m&#234;me logique, les directions syndicales continuent de compartimenter la mobilisation. Or, il faut exiger des syndicats majoritaires de lier les revendications afin que ce soit aux gr&#233;vistes de d&#233;cider du calendrier, des mobilisations et que les syndicats r&#233;pondent aux mandats de la grande majorit&#233; des coll&#232;gues mobilis&#233;s qui exigent le retrait du texte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La lutte contre les r&#233;formes du syst&#232;me &#233;ducatif a certes marqu&#233; le pas avec l'entr&#233;e dans la p&#233;riode des vacances d'hiver mais ne perd pas le rythme face &#224; la conception de l'&#233;cole et du travail que veut imposer le gouvernement. En effet, le 25 mars, &#224; l'appel des principaux syndicats d&#233;partementaux (SNUipp-FSU, SNUDI-FO, SUD Education, CGT Educ'action...), les professeurs des &#233;coles seront de nouveau en gr&#232;ve &#227; Paris pour le retrait du d&#233;cret sur les rythmes scolaires. Le 28 mars, plusieurs f&#233;d&#233;rations, Sud Education, CGT, FO et CNT, appellent tous les personnels &#227; faire gr&#232;ve pour l'abrogation du d&#233;cret et sur l'ouverture de r&#233;elles n&#233;gociations sur les revendications des personnels. Pendant ce temps, la FSU appelle &#227; une manifestation avec les parents d'&#233;l&#232;ves le samedi 6 avril sans appel &#224; la gr&#232;ve. Ces &#233;ch&#233;ances peuvent &#234;tre l'occasion de relancer la mobilisation et jeter les bases d'un rapport de force, primaire et secondaire uni, pour contrer la politique du gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;12/03/13&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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