FT-CI

Brésil

Soutien à la grève des travailleurs du métro de São Paulo. A bas la répression !

09/06/2014

Soutien à la grève des travailleurs du métro de São Paulo. A bas la répression !

Les travailleurs du métro de São Paulo sont en grève depuis 5 jours, malgré la répression de la police qui attaque les piquets et de l’Etat qui a déclaré la grève illégale et menace de licencier les grévistes. La police vient de réprimer un rassemblement de solidarité au piquet de la station Ana Rosa et de mettre en garde ã vue 12 travailleurs de cette station. Une manifestation de la jeunesse et des sans-logis se met en place en solidarité dans le centre-ville de São Paulo.

Le CCR tient ã témoigner de sa solidarité pleine et entière aux travailleurs du métro de São Paulo et plus en général ã tous les travailleurs, les jeunes et les mouvements sociaux qui se battent pour leurs revendications et droits et dénoncent les injustices liées au mondial. Nous appelons toutes et tous ã se rendre au rassemblement de solidarité ce jeudi ã 18h devant l’ambassade du Brésil au 34, cour Albert I, métro Alma-Marceau, ã Paris.

Ci-dessous un article publié sur Libération avec le témoignage de Felipe Guarnieri, délégué syndicale au métro de São paulo et militant de la Ligue pour une Stratégie Révolutionnaire (LER-QI), section brésilienne de la Fraction Trotskiste pour la Quatrième Internationale (FT-QI).

Grève du métro ã São Paulo : « Un mouvement de colère générale »

Felipe Guarnieri, 28 ans, est l’un des grévistes. Ils exigent un réajustement salarial, et se disent prêts ã continuer.

Felipe Guarnieri a 28 ans. Engagé au Ler-Qi, Liga Estratégia Revolucionária - Quarta Internacional, un petit mouvement trotskiste, il a décidé, après des études de sciences sociales ,de travailler au métro de São Paulo pour l’engagement politique fort qui y existe. Il est actuellement délégué syndical de la station Santa Cruz. Pour cette première chronique du contre mondial, vue par les manifestants eux-mêmes, Felipe Guarnieri nous parle de la grève en cours dans le métro de la ville la plus peuplée du Brésil.

« Les revendications ont commencé en mai. Au départ, le syndicat réclamait 35% d’augmentation, notamment pour faire reconnaître la pénibilité de notre travail. Pour le moment, le gouvernement de l’Etat de São Paulo, qui est du PSDB, Parti de la social-démocratie brésilienne, ne propose que 8,7%. Nous voulons au moins un peu plus de 10% d’augmentation, qui est pour nous une barre symbolique. Mais le salaire n’est pas tout, nous voulons vraiment aussi de meilleures conditions de travail. La majorité d’entre nous gagne entre 600 et 3 000 reais par mois (entre 200 et 1 000 euros), il n’y a pas de plan de carrière, le boulot est très dur. Le monde entier nous regarde mais si on ne trouve pas une solution, nous sommes prêts ã continuer, même pendant les matchs.

« Dimanche, il y a eu une grande assemblée générale, plus de 2 000 employés du métro sont venus et nous avons décidé ã une large majorité de continuer ã manifester lundi, malgré les risques. Un juge a déclaré que la grève était illégale, du coup, le syndicat du métro risque plus de 500 000 reais par jour d’amende par jour (163 000 euros). On a l’impression de ne plus avoir le droit de faire grève, de ne plus vivre en démocratie et que les juges sont complètement liés au parti au pouvoir. La seule politique de négociation est la répression.

« Cette nuit nous allons construire des barricades dans le métro, pour empêcher que la direction fasse repartir les lignes. Ensuite, nous irons manifester dans la rue. Vendredi, à la station Ana Rosa, les policiers sont intervenus violemment, six personnes ont été blessées et un leader syndical a été arrêté.

« D’ordinaire, les gens ã São Paulo ne supportent pas vraiment les grèves, mais cette fois-ci je crois qu’ils sont plutôt solidaires. Nous donnons de la visibilité ã un vaste mouvement social qui a commencé il y a plus d’un an. Ce n’est pas que nous, ce sont aussi les éboueurs, les universités, etc. Il y a en permanence des manifestations, un mouvement général de colère. Des milliards de réais ont été dépensés pour les infrastructures de la Coupe du Monde, nous voulons la même chose pour l’éducation, la santé, les transports en commun.

« Depuis que le Parti des Travailleurs est au pouvoir, il a montré qu’il n’hésitait pas ã s’allier avec les partis de droite localement et ã mettre en place une politique surtout favorable aux patrons. »

Notas relacionadas

No hay comentarios a esta nota

Periódicos

  • EDITORIAL

    PTS (Argentina)

  • Actualidad Nacional

    MTS (México)

  • EDITORIAL

    LTS (Venezuela)

  • DOSSIER : Leur démocratie et la nôtre

    CCR NPA (Francia)

  • ContraCorriente Nro42 Suplemento Especial

    Clase contra Clase (Estado Español)

  • Movimento Operário

    MRT (Brasil)

  • LOR-CI (Bolivia) Bolivia Liga Obrera Revolucionaria - Cuarta Internacional Palabra Obrera Abril-Mayo Año 2014 

Ante la entrega de nuestros sindicatos al gobierno

1° de Mayo

Reagrupar y defender la independencia política de los trabajadores Abril-Mayo de 2014 Por derecha y por izquierda

La proimperialista Ley Minera del MAS en la picota

    LOR-CI (Bolivia)

  • PTR (Chile) chile Partido de Trabajadores Revolucionarios Clase contra Clase 

En las recientes elecciones presidenciales, Bachelet alcanzó el 47% de los votos, y Matthei el 25%: deberán pasar a segunda vuelta. La participación electoral fue de solo el 50%. La votación de Bachelet, representa apenas el 22% del total de votantes. 

¿Pero se podrá avanzar en las reformas (cosméticas) anunciadas en su programa? Y en caso de poder hacerlo, ¿serán tales como se esperan en “la calle”? Editorial El Gobierno, el Parlamento y la calle

    PTR (Chile)

  • RIO (Alemania) RIO (Alemania) Revolutionäre Internationalistische Organisation Klasse gegen Klasse 

Nieder mit der EU des Kapitals!

Die Europäische Union präsentiert sich als Vereinigung Europas. Doch diese imperialistische Allianz hilft dem deutschen Kapital, andere Teile Europas und der Welt zu unterwerfen. MarxistInnen kämpfen für die Vereinigten Sozialistischen Staaten von Europa! 

Widerstand im Spanischen Staat 

Am 15. Mai 2011 begannen Jugendliche im Spanischen Staat, öffentliche Plätze zu besetzen. Drei Jahre später, am 22. März 2014, demonstrierten Hunderttausende in Madrid. Was hat sich in diesen drei Jahren verändert? Editorial Nieder mit der EU des Kapitals!

    RIO (Alemania)

  • Liga de la Revolución Socialista (LRS - Costa Rica) Costa Rica LRS En Clave Revolucionaria Noviembre Año 2013 N° 25 

Los cuatro años de gobierno de Laura Chinchilla han estado marcados por la retórica “nacionalista” en relación a Nicaragua: en la primera parte de su mandato prácticamente todo su “plan de gobierno” se centró en la “defensa” de la llamada Isla Calero, para posteriormente, en la etapa final de su administración, centrar su discurso en la “defensa” del conjunto de la provincia de Guanacaste que reclama el gobierno de Daniel Ortega como propia. Solo los abundantes escándalos de corrupción, relacionados con la Autopista San José-Caldera, los casos de ministros que no pagaban impuestos, así como el robo a mansalva durante los trabajos de construcción de la Trocha Fronteriza 1856 le pusieron límite a la retórica del equipo de gobierno, que claramente apostó a rivalizar con el vecino país del norte para encubrir sus negocios al amparo del Estado. martes, 19 de noviembre de 2013 Chovinismo y militarismo en Costa Rica bajo el paraguas del conflicto fronterizo con Nicaragua

    Liga de la Revolución Socialista (LRS - Costa Rica)

  • Grupo de la FT-CI (Uruguay) Uruguay Grupo de la FT-CI Estrategia Revolucionaria 

El año que termina estuvo signado por la mayor conflictividad laboral en más de 15 años. Si bien finalmente la mayoría de los grupos en la negociación salarial parecen llegar a un acuerdo (aún falta cerrar metalúrgicos y otros menos importantes), los mismos son un buen final para el gobierno, ya que, gracias a sus maniobras (y las de la burocracia sindical) pudieron encausar la discusión dentro de los marcos del tope salarial estipulado por el Poder Ejecutivo, utilizando la movilización controlada en los marcos salariales como factor de presión ante las patronales más duras que pujaban por el “0%” de aumento. Entre la lucha de clases, la represión, y las discusiones de los de arriba Construyamos una alternativa revolucionaria para los trabajadores y la juventud

    Grupo de la FT-CI (Uruguay)