FT-CI

Sao Paulo - USP

Libération des camarades de l’Université de Sao Paulo arrêtés à la suite de l’intervention de la Police Militaire

13/11/2011

Les étudiants de l’Université de Sao Paulo, une des plus importantes universités d’Amérique latine avec prés de 90.000 étudiants inscrits, sont en lutte depuis le 27 octobre dernier contre le climat répressif et le projet de privatisation rampante de l’USP décidée par le recteur João Grandino Rodas, lié à l’opposition de droite et au gouverneur de l’Etat de Sao Paulo, Geraldo Alckmin.

A la suite de l’intervention musclée de la Police Militaire le 8 novembre à l’aube qui n’était pas sans rappeler l’intervention de l’armée sur les campus au cours de la dernière dictature, 73 camarades ont été arrêtés. Parmi eux, 11 étudiants de la LER-QI (Ligue Stratégie Révolutionnaire-Quatrième Internationale) ainsi que Diana Assunção, dirigeante du Syndicat des personnels non-enseignants de l’USP (SINTUSP), également dirigeante de la LER-QI et de l’organisation féministe brésilienne « Pão e Rosas ».

Après 24 heures de détention, l’ensemble des 73 camarades ont été libérés sous caution ã 4 heures du matin, le 9 novembre. Bien entendu, les étudiants de l’USP sont plus que jamais décidés ã poursuivre le combat. C’est pour cela que le principe de la grève générale étudiante au niveau de l’Etat de Sao Paulo a été voté par les étudiants mobilisés de l’USP en Assemblée Générale.

La militarisation de l’Université de Sao Paulo (USP) se poursuit à l’heure actuelle. L’université est encore occupée par la Police Militaire (PM) qui essaie là¢chement de faire pression sur les étudiants, travailleurs et enseignants mobilisés. Au contraire de ce qu’ont pu dire les médias bourgeois, l’intervention des forces de répression n’a rien eu de pacifique.

Alors que l’université est toujours encerclée les étudiants qui ont été arrêtés [dans le cadre de l’intervention de la police] sont encore retenus dans la cour du commissariat où on les empêche de communiquer avec l’extérieur depuis ce matin [8 novembre], 7 heures. La police a annoncé qu’elle entendait poursuivre les étudiants arrêtés pour mise en place de bande organisée, crime contre l’environnement (en raison des grafs réalisés par les étudiants en lutte) et outrages et rébellion. Voilà comment le gouvernement de l’Etat de Sao Paulo et le recteur de l’USP entendent répondre au mouvement étudiant : en le criminalisant. Preuve supplémentaire des mesures d’intimidation lancées par le gouvernement les étudiants en lutte du campus de Marilia de l’UNESP [une des six universités publiques de l’Etat de Sao Paulo, qui compte plus de 40.000 étudiants] viennent d’annoncer que des hélicoptères de la PM survolent en ce moment même la fac.

Pendant ce temps, à l’USP, des centaines d’étudiants sont mobilisés contre la présence militaire sur le campus. Les étudiants de la faculté de Lettres ont annoncé qu’ils entraient en grève. On ne peut intimider de cette façon, avec la présence de la police. Des centaines d’étudiants se dirigent en ce moment même vers le commissariat où sont détenus leurs camarades afin d’exiger leur libération immédiate. Ils démontrent ainsi qui sont les véritables vandalescontre les installations publiques : c’est le recteur Rodas qui laisse l’ensemble des membres de la communauté universitaire à la merci de la brutalité policière. Le slogan entonné par les étudiants, « Non à la Police, Education ! », montre bien combien la mobilisation est politique depuis le début du mouvement. Avec les étudiants en lutte, des personnalités importantes telles que le président de la Commission pour les Droits de l’Homme de l’Assemblée, le député Adriano Diogo, du PT, sont en train de négocier pour obtenir la libération des étudiants arrêtés.

Il est nécessaire de développer la mobilisation afin de mettre en place la grève générale étudiante sur [l’ensemble des six universités] de l’Etat de Sao Paulo, afin d’en finir avec cet hommage que rendent le gouverneur Alckmin et le recteur Rodas à la dictature militaire en ayant demandé l’intervention de la PM, une police de l’Etat de Sao Paulo qui est responsable d’encore plus de violences et d’homicides que toutes les polices d’Amérique du Nord réunies, comme le confirment plusieurs organismes de défense des droits de l’homme.

Nous appelons les intellectuels, les organisations étudiantes et de gauche, les syndicats et les organisations de défense des Droits de l’Homme ã participer au rassemblement devant le 91ème Commissariat et ã exiger la libération de l’ensemble des camarades arrêtés.

Pour une grève générale étudiante de l’ensemble des universités de l’Etat de Sao Paulo !

Dehors la police des campus !

Pour l’arrêt immédiat des poursuites pénales ou administratives contre les militants mobilisés !

Libération immédiate des camarades de l’USP emprisonnés !

Le 08/11/11, LER-QI

Vous pouvez suivre l’évolution du conflit à l’USP sur www.ler-qi.org

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