FT-CI

07/11/2013 Hebdo L’Anticapitaliste 206 du NPA

Argentine : défaite du gouvernement, percée de la gauche révolutionnaire

11/11/2013

Argentine : défaite du gouvernement, percée de la gauche révolutionnaire

Publié dans : Hebdo L'Anticapitaliste - 216 (07/11/2013) du NPA

Le 27 octobre ont eu lieu les élections partielles en Argentine. Elles ont marqué une défaite importante du gouvernement de Cristina Kirchner, ainsi qu’un très bon résultat de la gauche révolutionnaire.

Les résultats de la présidente sont passés de 54”‰% en 2011 ã 32”‰% ã peine. Il y a eu une poussée de l’opposition de droite et de secteurs dissidents du péronisme. Nous sommes clairement dans une « ”‰fin de cycle”‰ » des gouvernements Kirchner qui ont dirigé le pays les dix dernières années.

Même si elle ne s’exprime pas de façon aussi ouverte qu’en Europe, la crise capitaliste touche bel et bien l’Argentine. La politique du gouvernement, faite de de subventions et de concessions à l’impérialisme est en banqueroute tandis que les classes dominantes discutent de la meilleure méthode pour faire payer la crise aux travailleurs. Dans ce cadre, le très bon résultat de la gauche révolutionnaire, liée ã une intervention indépendante du mouvement ouvrier, autour d’un programme anticapitaliste, est une excellente nouvelle.

Résultat historique et élus révolutionnaires

Le Front de gauche et des travailleurs (FIT) –”‰composé par le Parti ouvrier (PO), le Parti des travailleurs socialistes (PTS) et la Gauche socialiste (IS), ainsi que par d’autres groupes politiques”‰– avait obtenu plus de 900”‰000 voix lors des élections primaires d’août (voir l’Anticapitaliste n°”‰208 du 12 septembre 2013). Ce score est monté ã 1, 2 million de voix (soit 5”‰% au niveau national), avec des résultats encore plus remarquables dans certaines régions”‰ : Salta (19”‰%), Mendoza (14”‰%), Santa Cruz (11”‰%) et Neuquén (10”‰%) et plus de 500”‰000 voix dans la région stratégique de Buenos Aires avec ses 37”‰% de la population et la plus grande concentration industrielle du pays. Les meilleurs scores du FIT se sont concentrés notamment dans les zones ouvrières et populaires.

Ces résultats ont permis l’obtention de trois députés au Parlement national (voire un quatrième ã Cordoba, où le FIT possède des preuves de fraude de la part d’autres partis) et plusieurs députés et sénateurs au niveau des régions. Les sièges obtenus fonctionneront en rotation entre les différentes composantes du FIT. L’enjeu central sera néanmoins de mettre cet acquis au service de l’intervention dans la lutte de classes, au sein des syndicats et des usines, dans les quartiers et au sein du mouvement étudiant.

Succès d’un pari stratégique

Ce n’est pas la première fois que la gauche argentine dans son ensemble obtient de bons résultats électoraux. Depuis la période ouverte en 1983 par la chute de la dictature militaire, il y a eu deux moments de crise aiguë – en 1989 et en 2001 – pendant lesquels l’extrême gauche a pesé électoralement. Mais dans les deux cas, c’était en alliance avec le Parti communiste, qui défend une ligne de conciliation de classes, avec un programme seulement démocratique. Au contraire, le FIT a fait le pari d’un front clairement délimité autour de l’indépendance de classe et de l’anticapitalisme. Son programme part des revendications immédiates des travailleurs pour les lier à la nécessité d’un gouvernement des travailleurs et ã une perspective socialiste.

Ce choix a été critiqué comme étant « ”‰sectaire”‰ » par certains secteurs de la gauche argentine qui depuis des années impulsent des alliances avec des secteurs réformistes dans des « ”‰fronts larges”‰ », de même que par des variantes nationales du chavisme qui défendent un « ”‰soutien critique”‰ » au gouvernement des Kirchner. Ces deux tendances ont subi un échec important aux élections.

Transformer le succès électoral en force militante

La gauche révolutionnaire et anticapitaliste a émergé électoralement et dispose d’une tribune pour défendre les intérêts des travailleurs. Cela se produit avant même que la crise frappe de manière plus ouverte l’Argentine, ce qui constitue une opportunité importante.

En Argentine, la classe ouvrière vient de la tradition péroniste (nationaliste-bourgeoise). Les bons résultats du FIT montrent que celui-ci devient une expression de franges militantes, minoritaires mais significatives, de travailleurs, de jeunes et des couches populaires. Un processus de rupture sur la gauche avec le kirchnerisme est en cours. La séparation traditionnelle entre lutte politique et syndicale semble être en train de s’atténuer, ce qui permet d’avancer dans la fusion entre la gauche révolutionnaire et le mouvement ouvrier.

Daniela Cobet et Marcelo N.

Notes liées

No hay comentarios a esta nota

Journaux

  • EDITORIAL

    PTS (Argentina)

  • Actualidad Nacional

    MTS (México)

  • EDITORIAL

    LTS (Venezuela)

  • DOSSIER : Leur démocratie et la nôtre

    CCR NPA (Francia)

  • ContraCorriente Nro42 Suplemento Especial

    Clase contra Clase (Estado Español)

  • Movimento Operário

    MRT (Brasil)

  • LOR-CI (Bolivia) Bolivia Liga Obrera Revolucionaria - Cuarta Internacional Palabra Obrera Abril-Mayo Año 2014 

Ante la entrega de nuestros sindicatos al gobierno

1° de Mayo

Reagrupar y defender la independencia política de los trabajadores Abril-Mayo de 2014 Por derecha y por izquierda

La proimperialista Ley Minera del MAS en la picota

    LOR-CI (Bolivia)

  • PTR (Chile) chile Partido de Trabajadores Revolucionarios Clase contra Clase 

En las recientes elecciones presidenciales, Bachelet alcanzó el 47% de los votos, y Matthei el 25%: deberán pasar a segunda vuelta. La participación electoral fue de solo el 50%. La votación de Bachelet, representa apenas el 22% del total de votantes. 

¿Pero se podrá avanzar en las reformas (cosméticas) anunciadas en su programa? Y en caso de poder hacerlo, ¿serán tales como se esperan en “la calle”? Editorial El Gobierno, el Parlamento y la calle

    PTR (Chile)

  • RIO (Alemania) RIO (Alemania) Revolutionäre Internationalistische Organisation Klasse gegen Klasse 

Nieder mit der EU des Kapitals!

Die Europäische Union präsentiert sich als Vereinigung Europas. Doch diese imperialistische Allianz hilft dem deutschen Kapital, andere Teile Europas und der Welt zu unterwerfen. MarxistInnen kämpfen für die Vereinigten Sozialistischen Staaten von Europa! 

Widerstand im Spanischen Staat 

Am 15. Mai 2011 begannen Jugendliche im Spanischen Staat, öffentliche Plätze zu besetzen. Drei Jahre später, am 22. März 2014, demonstrierten Hunderttausende in Madrid. Was hat sich in diesen drei Jahren verändert? Editorial Nieder mit der EU des Kapitals!

    RIO (Alemania)

  • Liga de la Revolución Socialista (LRS - Costa Rica) Costa Rica LRS En Clave Revolucionaria Noviembre Año 2013 N° 25 

Los cuatro años de gobierno de Laura Chinchilla han estado marcados por la retórica “nacionalista” en relación a Nicaragua: en la primera parte de su mandato prácticamente todo su “plan de gobierno” se centró en la “defensa” de la llamada Isla Calero, para posteriormente, en la etapa final de su administración, centrar su discurso en la “defensa” del conjunto de la provincia de Guanacaste que reclama el gobierno de Daniel Ortega como propia. Solo los abundantes escándalos de corrupción, relacionados con la Autopista San José-Caldera, los casos de ministros que no pagaban impuestos, así como el robo a mansalva durante los trabajos de construcción de la Trocha Fronteriza 1856 le pusieron límite a la retórica del equipo de gobierno, que claramente apostó a rivalizar con el vecino país del norte para encubrir sus negocios al amparo del Estado. martes, 19 de noviembre de 2013 Chovinismo y militarismo en Costa Rica bajo el paraguas del conflicto fronterizo con Nicaragua

    Liga de la Revolución Socialista (LRS - Costa Rica)

  • Grupo de la FT-CI (Uruguay) Uruguay Grupo de la FT-CI Estrategia Revolucionaria 

El año que termina estuvo signado por la mayor conflictividad laboral en más de 15 años. Si bien finalmente la mayoría de los grupos en la negociación salarial parecen llegar a un acuerdo (aún falta cerrar metalúrgicos y otros menos importantes), los mismos son un buen final para el gobierno, ya que, gracias a sus maniobras (y las de la burocracia sindical) pudieron encausar la discusión dentro de los marcos del tope salarial estipulado por el Poder Ejecutivo, utilizando la movilización controlada en los marcos salariales como factor de presión ante las patronales más duras que pujaban por el “0%” de aumento. Entre la lucha de clases, la represión, y las discusiones de los de arriba Construyamos una alternativa revolucionaria para los trabajadores y la juventud

    Grupo de la FT-CI (Uruguay)